Tournai et ses églises

 

La Cathédrale Notre-Dame

Notre-Dame de Tournai est la cathédrale du diocèse de Tournai. Elle est le seul édifice religieux de Belgique qui ait été construit comme cathédrale. Chef d'oeuvre de l'art flamand, ce monument est, par l'alliance harmonieuse des styles roman et gothique et par sa taille et son architecture caractéristique, un des témoins les plus impressionnants de l'art d'occident. Elle fait partie du patrimoine majeur de Wallonie et est classée depuis l'an 2000 au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

2009

   

Façade latérale de la cathédrale de Tournai vers 1890 - 1893

Arrière de la cathédrale de Tournai vers 1840

   

La cathédrale de Tournai vers 1720

La cathédrale de la place Reine astrid

   

 

 

 Une vue de la grand-place (SO)

 
   
   
Historique

Trois cathédrales se sont succédé sur le site de la cathédrale Notre-Dame de Tournai. C'est au Ve siècle qu'une première cathédrale fut édifiée sous l'égide de saint Eleuthère, un des premiers évêques de la la ville.

En 532, saint Médard, quatorzième évêque de Noyon, qui en 531 avait établi définitivement son siège épiscopal dans cette dernière ville en lieu et place de Saint-Quentin, fut élu évêque de Tournai, et les deux sièges restèrent unis depuis ce moment jusqu'en 1146, lorsque le pape Eugène III sépara de nouveau les deux diocèses.

Du IXe au XIe siècle on procéda à l'édification d'un nouveau sanctuaire. Ce dernier, incendié à deux reprises (en 881 et 1066) fut chaque fois restauré. En 1092 on assiste à la fondation de l'abbaye Saint-Martin de Tournai. C'est aussi l'année de la fin d'une "grande peste". En commémoration de cet évènement s'établit la tradition de la "Grande Procession", qui a toujours lieu chaque deuxième dimanche de septembre.

Au début du XIIe siècle, le développement du culte de Notre-Dame, la prospérité de la ville, et peut être le désir de hâter la séparation des diocèses de Tournai et Noyon, emmenèrent la construction de l'actuelle cathédrale, la troisième. La construction se fit suivant une progression d'ouest en est, de la nef vers le choeur. Les charpentes furent réalisées de 1142 à 1150.

En 1146 l'évêché de Tournai se sépara de celui de Noyon par décision du pape Eugène III.

Le nouvel édifice de style roman fut consacrée le 9 mai 1171 ; nous en avons conservé à ce jour la plus grande partie.

En 1243 cependant, l'évêque Walter de Marvis entreprit la reconstruction du chœur. On procéda à la démolition de l'ancien choeur roman pour faire place au choeur gothique actuel construit en style rayonnant. En 1255 eut lieu la dédicace de ce nouveau choeur. Celui-ci est directement inspiré de ceux d'Amiens et de Soissons. De taille impressionnante, sa longueur équivaut à celle de la nef et du transept romans réunis.

C'est au début du XIIIe siècle que débuta la voûtaison du transept, et ce, sous l'impulsion de l'évêque Étienne. Cette phase fut suivie de l'achèvement de la tour-lanterne et des quatre autres tours.

Au début du XIVe siècle, on procéda à l'adjonction du porche occidental, de style gothique lui aussi.

En 1566, la cathédrale fut mise à sac par les iconoclastes, qui détruisirent ainsi la plus grande partie de son décor médiéval. A la fin du XVIIIe siècle, la Révolution française s'en prit à son tour à tout le mobilier intérieur, c'est-à-dire aux autels, aux marbres, aux cloches, aux stalles, etc. Rouverte au culte suite au concordat de 1801, une décoration digne de la splendeur du sanctuaire fut peu à peu reconstituée ou recréée. Deux évêques du XIXe siècle y contribueront avant tout : Monseigneur François-Joseph Hirn parvint à récupérer nombre d''oeuvres d'art en provenance d'abbayes supprimées ou démantelées, comme le pavement du choeur et l'autel de l'abbatiale de l'abbaye Saint-Martin, tandis que Monseigneur Gaspard-Joseph Labis mit en route une grande restauration qui dura plus de quarante ans.

La seconde guerre mondiale causa également d'importants ravages. La ville de Tournai fut victime d'un intense bombardement allemand en mai 1940. La riche chapelle-paroisse Notre-Dame, de style gothique, qui datait du début du XVIe siècle et qui longeait tout le bas-côté nord de la nef romane, fut anéantie et, non reconstruite, a aujourd'hui disparu.

Après avoir subi une tornade le 14 août 1999, la cathédrale de Tournai a montré sa fragilité. Après des mesures visant à sa stabilisation, la ville de Tournai, Ideta, la Province du Hainaut et l'Évêché ont établi ensemble un projet de revitalisation de l'édifice et de son quartier afin de redéployer économiquement la Cité des Cinq Clochers grâce à ses atouts culturels et patrimoniaux.


L'historique de la Cathédrale Notre Dame de Tournai du 5e au 14e siècles en quelques dates :

 

  • 5e s. : édification d'une première cathédrale sous l'égide de saint Eleuthère, évêque de Tournai.
  • 9e-11e s. : reconstruction de l'édifice, incendié à deux reprises (881 et 1066) et restauré.
  • 1092 : fondation de l'abbaye Saint-Martin de Tournai et fin de la grande peste, commémorée par la Grande Procession, qui sort chaque année le 2e dimanche de septembre.
  • 12e s. : début de la construction de la cathédrale actuelle suivant une progression d'ouest en est, de la nef au choeur.
  • 1142-1150 : réalisation des charpentes.
  • 1146 : séparation de l'évêché de Tournai de celui de Noyon.
  • 1171 : Dédicace de la cathédrale à Notre-Dame.
  • Début 13e s. : début de la voûtaison du transept sous l'impulsion de l'évêque Etienne, suivie de l'achèvement de la tour-lanterne et des quatre clochers.
  • 1243-1255 : Walter de Marvis entreprend la reconstruction du choeur, qui mélange désormais styles roman et gothique.
  • 1255 : Dédicace du choeur gothique.
  • Début 14e s. : adjonction du porche occidental.



Quelques dimensions
 

Longueur totale : 134 mètres (même longueur que Notre-Dame de Paris)
Longueur du choeur y compris collatéral et chapelle axiale : 58 mètres (contre 38 mètres à Paris et 64 à Amiens)
Longueur du choeur proprement dit, sans collatéral ni chapelle axiale : 45 mètres (soit plus que les 42 mètres d'Amiens)
Longueur du transept : 67 mètres (48 mètres pour Notre-Dame de Paris)
Largeur du transept : 14 mètres (même largeur qu'à Notre-Dame de Paris)
Longueur de la nef : 48 mètres
Largeur de la nef sans collatéraux : 11 mètres
Largeur de la nef avec collatéraux : 20 mètres
Largeur du choeur sans collatéraux : 12,6 mètres (contre 14,6 à Amiens)
Hauteur des tours : 83 mètres (contre 69 mètres à Paris)
Hauteur de la nef romane : 26 mètres
Hauteur du choeur gothique : 36 mètres (contre 33,5 pour Notre-Dame de Paris et 42,3 pour Notre-Dame d'Amiens)

Les cinq tours romanes de Notre-Dame de Tournai vues depuis le côté sud. À l'avant plan, le chevet du croisillon sud du transept. Remarquez que le faîte du toit du transept est nettement plus élevé que celui de la nef (à gauche).

Les tours
 

Cinq hautes tours romanes surplombent Notre-Dame de Tournai. Elles sont à peu près d'égale hauteur : 83 mètres. Ces tours, qui couronnent la croisée du transept, annoncent déjà l'art gothique et donnent à la cathédrale une majesté tout à fait exceptionnelle.

La croisée du transept est surmontée d'une imposante tour-lanterne carrée. Pour supporter son poids, quatre énormes piliers la soutiennent, encadrant la croisée. Cette tour est coiffée d'un toit pyramidal octogonal orné de quatre pyramidions disposés aux quatre angles du toit.
Cette robuste tour centrale est flanquée de quatre autres tours de même hauteur, disposées aux quatre angles formés par le croisement des deux vaisseaux, c'est-à-dire de part et d'autre de la naissance des deux croisillons ou bras du transept. Ceci donne à la cathédrale la forme très rare de croix potencée. Ces quatre tours majestueuses, de forme très élancée sont, comme la tour-lanterne, surmontées d'un toit pyramidal, mais à quatre pans cette fois.
A l'est, du côté du choeur, se trouvent la tour Saint-Jean et la tour Marie. Cette dernière est ainsi nommée parce qu'elle héberge le bourdon de la cathédrale, appelé Marie-Pontoise. Ces deux tours sont purement romanes, à l'inverse des tours occidentales, ce qui implique qu'elles furent terminées avant ces dernières.
A l'ouest, du côté de la nef, se dressent les tours Brunin (au nord) et de la Treille (au sud). Ces deux tours, romanes elles aussi, ont néanmoins des baies supérieures gothiques. La tour Brunin donne accès à l'ancienne prison du Chapitre. Elle aurait hérité du nom du premier occupant de cette dernière. La tour de la Treille évoquerait la fabrication du vin qui se faisait à sa base.

La nef romane

Photo de 1909 montrant la nef romane en direction de l'est. On peut voir l'importance des colonnes massives. Au fond le jubé, puis le chœur dont on aperçoit les voûtes gothiquesLa nef romane, avec l'amorce de deux tours en façade, ses bas-côtés et ses tribunes, est la partie la plus ancienne de l'édifice ; on la date aujourd'hui de la fin du XIe siècle ou de la première partie du XIIe siècle. A l'exemple des grandes églises anglo-normandes, elle se caractérise par son élévation à quatre étages : rez-de-chaussée, tribunes, triforium aveugle, clair étage. Seules les voûtes des bas-côtés sont d'époque ; celles des tribunes datent du XVIIe siècle, celle de la nef a remplacé un grand plafond plat au XVIIIe siècle. Il est impossible de ne pas être frappé par l'ampleur de cette partie du monument comme par ses proportions harmonieuses et son ordonnance originale ; son décor sculpté, un des plus riches de Belgique, retient aussi l'attention de tous les amateurs d'art qui admirent la beauté des portes « Mantile » et du « Capitole » ainsi que les centaines de chapiteaux différents qui ornent les colonnes de l'édifice. Ceux-ci sont dotés de motifs végétaux, ou d'une décoration animale voire humaine. Ils étaient, au départ, tous polychromés. L'ensemble de la nef était à l'époque peint de couleurs vives. Des traces de couleurs sont d'ailleurs encore bien visibles en de nombreux endroits.

On remarque l'importante épaisseur des murs qui entourent le narthex. A cet endroit en effet, le projet primitif prévoyait deux tours. Plus tardivement on leur préféra l'ensemble de quatre tours qui forment couronne autour de la tour-lanterne centrale qui surplombe la croisée du transept.


Le transept
 

Le transept, sans avoir l'unité et l'harmonie de la nef, impressionne pas ses proportions; il est long de 67 mètres, large de 14 mètres (autant que transept gothique de Notre-Dame de Paris), et la clef de voûte de sa tour-lanterne s'élève à près de 50 mètres du sol. En effet cette partie de la cathédrale, probablement commencée en même temps que la nef, a été remaniée dans la seconde partie du XIIe siècle : on a voulu construire plus haut et l'on a terminé les bras du transept par une abside circulaire qui atteste l'influence française. À lui seul, ce transept est une église dans l'ensemble de la cathédrale.


Le choeur gothique
 

Le choeur de la cathédrale peut être qualifié de gigantesque. Il faut savoir qu'à l'époque de sa construction, le diocèse de Tournai était très étendu et très peuplé, et englobait une bonne partie du comté de Flandre dont les villes de Bruges , Gand et de Lille [1], ce qui justifait une cathédrale gothique vaste et majestueuse. Tournai fut ainsi pendant des siècles la capitale religieuse de la Flandre.

Le choeur gothique, d'une longueur totale de 58 mètres, comporte six travées rectangulaires, et se termine par une profonde abside à sept pans. Sa hauteur et sa grande luminosité sont surprenantes pour un édifice du début du XIIIe siècle. Il comporte une élévation à trois étages : les grandes arcades du rez-de-chaussée, le triforium muni de baies composées de deux lancettes jumelées, et les fenêtres hautes du clair étage, au nombre de 19. Comme celui de la cathédrale de Cologne, le style du choeur est inspiré de celui de la cathédrale d'Amiens, mais également de celui de la cathédrale de Soissons.

Le vaisseau central du choeur, ou choeur proprement dit, est entouré d'un large déambulatoire, - appelé carolles dans la région -, sur lequel s'ouvrent une série de chapelles. Outre les cinq chapelles rayonnantes de l'abside, on trouve cinq chapelles au nord, approfondies au XVIe siècle, et cinq autres au sud. Ces dernières sont flanquées plus au sud, de l'actuelle chapelle de prière et de la salle du trésor. La chapelle axiale de l'abside est appelée chapelle Notre-Dame Flamande. Avant la révolution française, toutes ces chapelles étaient richement décorées d'autels et, tout comme le choeur lui-même, de belles clôtures de marbre.


Vue générale de la cathédrale en direction du nord. A droite (à l'est) : le chœur gothique. On remarque l'importance des verrières du clair étage (19 énormes fenêtres) ce qui assure une grande luminosité à l'édifice. Le faîte du toit atteint près de 50 mètres de hauteur

Le jubé ou ambon
 

A l'entrée du choeur gothique, le jubé crée non seulement une séparation entre les parties romanes et gothiques de la cathédrale, mais il sépare aussi la partie du sanctuaire réservée au clergé de celle réservée aux fidèles dans l'église.

Les jubés, appelés aussi ambons ou chancels, remontent aux premiers siècles chrétiens. Au début, ils n'étaient qu'une sorte de barrière. A partir du VIIe siècle, ils se doublent de chaires pour la lectures des textes sacrés et de tribunes pour les chantres. Le mot jubé provient de la formule latine Jube Domine benedicere (Veuillez, Seigneur, me bénir) que prononce le clerc qui, avant de monter sur la tribune, demande la bénédiction de l'évêque.

Les jubés se sont transformés progressivement en cloisons derrière lesquelles se célébrait en latin une liturgie que beaucoup de fidèles ne comprennent plus et à laquelle ils se sentent étrangers. Cette situation érodait les convictions et la piété des fidèles. Il est dès lors fort compréhensible que les nouveaux mouvements réformateurs et contestataire du XVIe siècle (protestantisme), désireux de renouer avec la foi authentique des premiers chrétiens, leur déclarent la guerre. Ainsi le jubé gothique de la cathédrale de Tournai fut-il abattu par les iconoclastes en 1566.

Quelques années plus tard, les troubles s'étant apaisés, le chapitre des chanoines fit reconstruire ce jubé par le sculpteur Corneille Floris de Vriendt. Celui-ci s'inspira de la tradition des arcs de triomphe romains à la mode à cette époque de la Renaissance. L'influence italienne y est évidente par le type de matériaux utilisés, les différentes teintes et les formes des personnages qui y sont sculptés et exécutés en stuc. Le nouveau jubé, terminé en 1572, est constitué de trois arcades en plein cintre posées sur des colonnes doriques en marbre rouge et des chapiteaux noirs. Il comporte trois belles statues d'albâtre : une Vierge à l'Enfant occupe le centre et est entourée de saint Piat, premier évangélisateur de Tournai, et de saint Eleuthère, un des premiers évêques de la ville.

A cette époque, le Concile de Trente (1545-1563) avait recommandé que le peuple soit encouragé à participer à la liturgie en assistant directement au déroulement des offices. La plupart des jubés qui constituaient une barrière entre les fidèles et le clergé officiant furent dès lors détruits ou déplacés au XVIIe siècle. A Tournai, le jubé fut maintenu parce que les fidèles avaient déjà la possibilité de participer à la liturgie dans la chapelle Notre-Dame, aujourd'hui disparue, qui s'élevait le long du collatéral nord de la cathédrale, et que les offices religieux y étaient bien visibles.


Nécessité d'une profonde restauration
 

Le 14 août 1999, une violente tornade causait d'importants dégâts matériels à la cathédrale Notre-Dame, révélant un déséquilibre dont souffrait l'édifice et particulièrement la Tour Brunin située au nord-ouest de la croisée du transept. Dès l'année 2000, on procéda à des travaux d'urgence mais provisoires, afin de soutenir le choeur gothique et de renforcer les contreforts de la tour afin de la stabiliser. Etant donnée l'ampleur des travaux à réaliser, la Province de Hainaut décida de créer la Fondation Cathédrale Notre-Dame.be afin de récolter les fonds nécessaires à une grande restauration [2] [3].

En janvier 2006, une équipe de spécialistes en restauration a remis un schéma directeur de restauration à la Région Wallonne. Ce schéma directeur devrait permettre de prendre des décisions optimales pour le devenir culturel et touristique de ce grand monument, tout en lui assurant une bonne rentabilité économique à long terme. Une longue restauration débute, qui devrait durer des années, voire plusieurs décennies. Ce chantier ne doit cependant pas être considéré comme un grand malheur. Historiquement en effet, presque toutes les cathédrales ont parfaitement fonctionné simultanément à de grand travaux de construction, de reconstruction ou de modernisation et d'adaptations importantes. Bien sûr, il faudra veiller à assurer le maintien du culte dans des conditions optimales, ainsi que l'accès de l'édifice au public, fidèles ou visiteurs.



Notes et références

 

  1. La presque totalité de la province belge de Flandre Orientale dépendait de l'évêque de Tournai. La Flandre occidentale actuelle était alors répartie entre deux évêchés : Thérouanne administrait la partie occidentale de ce territoire et Tournai la partie orientale. Ce n'est que le 12 mai 1559 que le pape Paul IV créa les évêchés de Bruges et de Gand. En outre un évêché fut établi à Ypres. (voir l'article de la Wikipedia de langue néerlandaise Bisdom Brugge). Il faut ajouter que jusqu'à cette date de 1559, la frontière orientale du diocèse de Tournai était grosso modo constituée par l'Escaut. À l'est de ce fleuve s'étendait le diocèse de Cambrai qui remontait jusqu'au nord de la ville d'Anvers et intégrait ainsi Valenciennes, Mons, Bruxelles, Malines et Anvers.
  2. Cathédrale Notre-Dame de Tournai - Restauration
  3. Site de la Fondation Cathédrale Notre-Dame.be

 D'autres infos sur la cathédrale (cliquez)

 

 

L"église Saint-Quentin

Située à une extrémité de la Grand-Place, son origine est sans doute liée au vaste cimetière gallo-romain qui s'étendait sur le site de la Grand-Place et d'un quartier voisin. Sa nef remonte à la fin du XIIè siècle. Deux chapelles circulaires, dont une qui abrite le tombeau de Jacques Castaigne (1327), sont logées dans les angles formés par la nef et le transept. Le transept et le choeur, voûtés d'ogives, appartiennent à la transition entre le roman et le gothique. La tour centrale date également du XIIIè siècle et est décorée intérieurement d'un double triforium. Le choeur, fermé d'une clôture de marbre du XVIIè siècle, fut entouré d'un déambulatoire et de plusieurs chapelles en 1464.

Eglise Saint-Brice

Saint-Brice, un des saints patrons de la Gaule mérovingienne.
 
 
Située à proximité de l'Escaut et des maisons romanes,elle est dédiée à Saint-Brice, évêque de Tour, un des saints patrons de la Gaule mérovingienne.

L'église St-Brice fut victime d'un incendie en 1940.

Le choeur ( XIII siècle et prolongé au XIV siècle ) se compose de trois nefs d'égale hauteur.Il s'agit d'un des premiers exemples de ce type de construction que l'on dénomme 'hallekerke', premier exemple d'une formule architecturale qui connaîtra beaucoup de succès dans la Flandre maritime
 
La tour actuelle servit jadis de beffroi pour la rive droite de l'Escaut.

Les archéologues ont mis en évidence, sous le choeur central, une crypte romane du XIIe siècle.

Des peintures murales ont été dégagées lors de ces recherches : elles sont exposées au Musée d'Archéologie.
Le maître-autel est une oeuvre du sculpteur contemporain Georges Grard ( 1970 )
 
 
 


 

 

   

Eglise Saint-Jacques

église Saint-Jacques

Gravure réalisée vers 1880

 

 

Eglise Saint-Jacques

De style gothique, elle fait partie du patrimoine majeur de Wallonie et témoigne parfaitement des caractéristiques de l'architecture tournaisienne.
 
Le long de la route suivie au Moyen Age par les pèlerins de Flandre en marche vers Saint-Jacques de Compostelle se dresse, comme dans de nombreuses villes de cette époque, une église dédiée à l'apôtre Saint-Jacques. Son vaste avant-corps pourrait avoir été conçu pour héberger des pèlerins la nuit . Au XIIIème siècle cette église était englobée dans la grande enceinte urbaine.

La tour du début XIIIe siècle coiffe une nef construite vers 1215 qui a conservé sa charpente primitive. Le choeur actuel a été commencé en 1368. La lumière qui l'illumine passe au travers de vitraux du XIXe siècle. Les piliers cylindriques sont ornés de chapiteaux qui reçoivent une belle décoration végétale. Les murs et les voûtes des chapelles érigées de chaque côté du choeur sont décorés de peintures murales. Sur celles du sud figurent notamment de beaux anges musiciens. L'édifice abrite un exceptionnel aigle-lutrin en cuivre daté de 1411.
 

  Eglise Saint-Jacques
Elle fut édifiée au 13e et 14e siècles en gothique tournaisien, style qui devait influencer de nombreuses églises en Flandre. Située jadis hors les murs, elle accueillait les pèlerins arrivant à Tournai. Son mobilier néogothique est remarquable et riche en figures jacquaires.

 

A voir :

 
  • Peintures murales (retouchées) représentant un 'Concert d'Anges' (1405)
     
  • Statue assise de Notre-Dame de Tongres en bois polychrome
     
  • Aigle-lutrin en cuivre (1411)
     
  • Très belles orfèvreries
     
  • Nombreuses pierres tombales sous la tour-porche
 

 

   

Eglise Saint-Jean

 

Eglise Saint-Jean

 
L'Eglise Saint-Jean-Baptiste, au coeur de l'ancien quartier des Chaufours (fours à chaux), est constituée d'une tour gothique portant une fèche en pierre datant du XIVè siècle (1365). La nef date de la fin du XVIIIème siècle (1780).

L'intérieur de style est constitué de trois absides décorées d'autels et de peintures. Le choeur est orné de boiseries du XVIIIè siècle et d'un lutrin de cuivre du XIVè siècle.

 

   

Eglise Sainte-Marguerite

Eglise Sainte Marguerite

 
Situation: Place de Lille

La paroisse Sainte-Marguerite fut érigée en 1288 par l'évêque de Tournai Michel de Warenghien. Les travaux de construction avancèrent lentement. Commencés au XIIIè siècle, ils se poursuivent encore au milieu du XIVè siècle par la construction de la tour. Incendiée en 1723, on ne conserve de l'ancienne église que la puissante tour. A l'intérieur, on remarquera une chair de vérité du XIXè siècle. Sous Louis XIV, la paroisse fut supprimée, et l'église, la maison pastorale ainsi que ses dépendances furent cédées aux chanoines réguliers de Saint-Nicolas-des-Prés qui en firent leur abbaye. L'église Sainte-Marguerite est la seule église abbatiale que Tournai ait conservée.
 
A voir:


- Tour gothique en façade. Temple néo-classique
- Boiseries Louis XVI. Volets d'un triptyque du XVIè siècle.

NB : Lorsqu'on lui fait face, la maison située sur son flanc droit est la plus petite maison de Tournai

Eglise désaffectée - non accessible à la visite
 

 

   

Eglise Sainte-Marie Madeleine.

Eglise Sainte-Marie-Madeleine

Sa construction en 1252, placée sous le patronage de sainte Marie-Madeleine, fut décidée par l'évêque de Tournai Gauthier de Marvis, à qui l'on doit le choeur gothique de la cathédrale.

Son architecture gothique est très sobre, à part les fenêtres en triplet qui éclairent le transept et le choeur. Les tours de la façade, dont l'une reste inachevée, remontent au XIVè siècle. Le retable du maître-autel, composé de panneaux en bois sculptés et polychromes, retrace la vie de Sainte Marie-Madeleine.

On y trouve, fixées aux deux dernières colonnes de la nef, les célèbres statues de la Vierge et de l'Ange de l'Annonciation, oeuvres tournaisiennes du XVè siècle (sculptures de Jean de la Mer, projet et polychromie de Robert Campin).

Eglise désaffectée - non accessible à la visite

 

   

 

Eglise Saint-Nicolas.

Eglise Saint-Nicolas

La construction de la base de la tour et du choeur, débutée au XIIè, appartient à la période de transition entre le roman et le gothique. La nef gothique, terminée avant 1213, est intéressante par ses colonnes à chapiteaux tournaisiens qui sont considérés comme les premiers de la vallée de l'Escaut.

Des deux tours initialement prévues, seule celle du sud a été achevée. Deux chapelles se sont ajoutées au bâtiment primitif, à la fin du XVè siècle. L'église renferme de belles boiseries Louis XIV et de nombreux ex-voto. L'Eglise Saint-Nicolas a été l'objet d'une excellente restauration en 1982. Elle sert aujourd'hui de lieu d'expositions et devrait être réaffectée pour le culte orthodoxe.
 

 

   

 

Eglise Saint-Piat.


Eglise Saint-Piat

L'édifice actuel date du XIIè siècle. Mais ses origines sont très anciennes. Lors des fouilles de 1971, on a retrouvé sous l'édifice actuel une basilique mérovingienne du début du VIè siècle elle-même construite au-dessus d'une sépulture chrétienne du milieu du IVè siècle. Son nom lui vient probablement de celui de Saint-Piat, premier missionnaire chrétien de Tournai.

De style roman, la nef centrale possède un triforium. Le choeur, en forme de triple halle, est une construction gothique du XIIIè siècle. Au siècle suivant, il fut prolongé par un chevet polygonal. A proximité du choeur, une petite porte donne accès à une chappelle funéraire du XVè siècle. Construites au XVIIè siècle de part et d'autre de la nef, les chapelles latérales sont décorées de tableaux racontant l'histoire du culte de Notre-Dame d'Alsemberg et la légende de Saint-Hubert.

 

   

 

Eglise Redemptioriste.

Eglise des Rédemptoristes

Cette église - qui ne sert plus au culte depuis 2003 - est de courant néoroman et fut édifiée par l'architecte Bruyenne vers 1862.

   

Chapelle de l'Athénée

                   

Chapelle de l'Athénée

(rue du Quesnoy 24 à 7500 - Tournai )


Les bâtiments de l'église de l'ancien noviciat des Jésuites sont aujourd'hui occupés par l'Athénée Royal. L'église, construite en 1609-1612 par le père Aguilon, comprend une seule nef de style gothique terminée par un chevet à cinq pans. Deux chapelles latérales, voûtées d'ogives, forment un transept.

 

 

 

 

 

 

Chapelle Notre-Dame de Grâce

 

 

Chapelle Notre-Dame de Grâce

Faubourg de Valenciennes.
Erigée en 1666, la fin de sa construction date du XIXè siècle. Son mobilier intérieur comprend cinq médaillons reliquaires de la fin du XVIIè siècle et cinq bustes reliquaires en bois doré de la même époque.

Edifiée en 1198, elle surmonte le passage dénommé Fausse Porte et était destinée à Etienne d'Orléans. Il relie la nef romane de la cathédrale au palais épiscopal. L'intérieur, scandé de fines colonnettes gothiques, peut être visité sur demande préalable auprès de l'Office du Tourisme.

 

   

Chapelle de la Ladrerie du Val d'Orcq

 

Chapelle de la Ladrerie du Val d'Orcq

( Faubourg de Lille à Tournai )

Située à la chaussée de Lille, elle fut établie en 1153. Construite en moellons et couverte d'une toiture en tuiles reposant sur des corbeaux en pierre, elle a conservé sa physionomie d'origine. Ce charmant petit sanctuaire roman témoigne de l'existence passée d'une léproserie dénommée 'Bonne Maison du Val'.

   

 

 

Couvent des Soeurs Noires

 

rue de l'Hôpital Notre-Dame, 13.
Installé en 1839 dans un ancien hôtel de chanoine, on y remarquera le pignon gothique de la fin du XIIIè siècle ou du début du XIVè siècle. Le mur de clôture, fermant en front de rue le bâtiment, remonte au XVIIIè siècle. La chapelle, insérée dans le corps central de la demeure, date du XIXè siècle.

 

   

 

Chapelle des Croisiers

 

Rue des Croisiers.
En avril 1248, fut fondé à Tournai, dans la paroisse Saint-Jean des Chaufours un couvent de l'ordre des chanoines réguliers de Sainte-Croix ou Croisiers. L'insigne des Croisiers, la Croix de l'Ordre de Malte, figure au porche d'entrée. Le vaisseau gothique de l'église, qui a subsisté malgré la suppression du couvent en 1782, est éclairé de grandes fenêtres et est couvert d'une voûte du XVIIè siècle. Il a été restauré en 1952. Aujourd'hui, la chapelle fait partie des dépendances de l'Ecole de la Logistique.

 

 

   

 


 

Séminaire épiscopal

Tournai, Rue des Jésuites, 28
 

Accès exceptionnel
Le Séminaire épiscopal est installé depuis 1808 dans un complexe de bâtiments et de jardins construits et aménagés à différentes époques. Avant 1808, les lieux ont vu se succéder le collège des jésuites (1595-1773), la communauté des chanoines réguliers de l’abbaye de Saint-Médard de Tournai (1779-1797) et les bureaux de la sous-préfecture de Jemappes (1800-1808). La bibliothèque du Séminaire s’est constituée par strates successives et s’est enrichie au fil du temps grâce aux dons de particuliers. La « bibliothèque ancienne », dont fait partie la « réserve précieuse » conservée au musée, rassemble des ouvrages provenant de certains chapitres collégiaux du diocèse, disparus sous le régime français (Sainte-Waudru de Mons) et d’abbayes et couvents du diocèse de Tournai ou d’autres diocèses, supprimés à la fin du 18e s. La réserve précieuse comprend 350 manuscrits, dont la célèbre Bible de Lobbes (1084), 43 incunables, dont le Missel de Tournai (1498), 96 post-incunables et des dizaines de reliures armoriées.

  • Organisation : Musée du Séminaire et réserve précieuse en collaboration avec l’office du Tourisme.

  • Ouverture : sam. de 13 h à 18 h.

  • Visites guidées : toutes les 30 min. sur réservation à l’Office du Tourisme.

  • Renseignements : 069/22.20.45 – www.tournai.be

 

   

 

L'église Notre Dame de La Tombe


Rapidement la chapelle s'avère trop petite pour contenir les paroissiens.

Après divers travaux sur la chapelle actuelle, et l'utilisation de salles (Barnabites), un terrain est cédé en 1903. le 28 janvier 1904, début des travaux de construction en pierre.

le 14 août 1905, bénédiction de l'églisepar Monseigneur Walraevens. Le mobilier est adapté ... Le clocher se compose de deux cloches : la première pèse 670 Kg, mesure 1.05 sur 0.90 porte le nom de ses donateurs. La seconde pèse 200 Kg ne porte pas de nom et est resté la proporiété des fondeurs.

  • le 29 décembre 1908, le clocher s'effondre. Cela fait suiet à des découvertes <de vices de constructioin

  • 1922 : la paroisse fête ses 25 ans de fondation, un orgue vient remplacer le très viele harmanium.

  • En 1925, l'église est dotée de l'électricité. Une statue de notre Dame est mise à l'honneur dans un autel latéral. Le bénitier de la chapelle est ramené à l'église et est converti en fonts baptismaux

  • En 1945, le clocher a tremblé quand un B-17 (bombardier améicain) s'écrasa à quelques cent mètres, dans lkes jardins, derrière l'église.

  • Le 5 Octobre 1952, Monseigneur Immer arrivait à Kain pour la consécraton de deux nouvelles cloches (Cécile-Henriette, de 1400 Kg et Andrée-Lionelle, de 700 Kg).

Aujourd'hui, l'église s'est modernisée. On a enlevé la chaire de vérité et l'autel est touné vers les fidèles.
La sacristie sert de chapelle d'hiver à la mauvaise saison.