Des nouvelles de Cochise... un an après

(septembre 2007)


Pour fêter son premier anniversaire dans sa nouvelle famille, notre petit Cochise nous a envoyé cet émouvant poème qui raconte son histoire et que nous publions et illustrons avec son aimable autorisation.



Bébé Coton,
Flocon tout rond
Quittant l'endroit qui m'a vu naître
J'accepte, sans même les connaître
De m'envoler tout ébahi
Avec ceux que j'avais séduits.
Ils m'ont fait connaître les lois
Qu'un petit chien de bon aloi
Assimile avant de foncer
Tête baissée
A la découverte d'un monde
Passionnant à chaque seconde.


Car moi, je les aimais,
A tout jamais !


Ils m'arboraient comme un bijou
M'appelaient « mon bébé, mon chou »
Mes pitreries trouvaient écho
J'étais devenu leur héros.
C'était un monde merveilleux
Jeux, caresses et ciel toujours bleu.
Avais-je un jour été moins sage ?
Il m'a semblé voir un nuage
Assombrir mon doux quotidien.
On me parlait comme à. un « chien »
A laisser au bord du chemin.


Car moi, je les aimais
A tout jamais.



Mais un ange veillait sur moi.
J'ai un jour retrouvé le toit
Où j'avais fait mes premiers pas.
Emotion et douceur exquises.
Chavirent le cour de Cochise.
J'ai reconnu Papa, Maman
Plus rencontrés depuis trois ans !
Et mes cousins en rang d'oignons
Bref, toute la famille Coton !
De même que « super Nounou »
Qui retrouvait son canaillou. !


Car moi, je les aimais
A tout jamais.


Quiétude et bonheur retrouvés
Pour un petit être blessé.
Un jour pourtant, sans crier gare,
Me voilà face à des regards
Pleins de tendresse, il faut bien dire.
Des bras se tendent. des sourires.
Il en faut plus pour me séduire !!!
Je viens de vivre un abandon
C'est une horrible trahison.
Malheur.
J'ai peur.


Car moi, je les aimais,
A tout jamais.



Puis vint un jour très redouté
Dans un univers étranger
Et des odeurs particulières
Où je n'avais aucun repère.
C'était ma nouvelle maison.
Un gros poilu qui fait « ron- ron ».
Qui devint mon meilleur compagnon.
Un chien déjà chez lui là-bas
Pas trop ravi que je sois là.
Un grand jardin à partager.
Partager ?
Autres règles, nouvelle ambiance.
Et puis. restaurer la confiance. ?
Mon petit cour a eu très froid.
Je ne suis pas ici « chez moi ».
J'attends.
Longtemps.


Car moi, je les aimais
A tout jamais.


J'ai redécouvert le bonheur
Sans heurts.
Les courses folles avec Dunia
Que j'ai bien vite mise au pas.
Quant aux maîtres ? Ils sont. un peu vieux.
A mes yeux.
Mais si gentils et pleins d'amour
Que je m'étonne tous les jours.
Et si demain tout s'arrêtait ?
Sans délai ?
Les « autres » ne sont pas revenus.
J'ai attendu tant que j'ai pu.


Car moi, je les aimais.
A tout jamais.


De temps en temps, Dieu sait pourquoi .
Ils me regardent de guingois
Avec de l'eau au fond des yeux
Mes vieux.
Je saute alors sur leurs genoux
Pose ma truffe dans leur cou.
Je sens des perles de tendresse
Mouiller leurs joues au goût de sel
Ils me caressent.
Et je suis au septième ciel.
J'ai décidé, foi de Coton
Que mes « parents » dans l'adoption
Seraient les seuls, les vrais, les « bons ».


Car moi, je les aimais
A tout jamais.


Généreux, espiègle, mutin.
Je suis leur gai petit lutin.
Ils m'ont dit doucement
Très souvent.
Au creux de mon oreille grise
« Tu es NOTRE petit Cochise »
Sois heureux avec nous toujours
Jusqu'au jour.
Où ton regard se voilera.
Mais, ce jour-là, mon petit gars
Que ce soit au creux de nos bras.


Car nous, on t'a aimé
A tout jamais



Nous souhaitons à Cochise de pouvoir encore vivre de nombreuses années de joies et de bonheur au sein de cette "famille en or" que nous remercions de tout coeur pour tout l'amour (et tant d'autres choses) qu'elle a accepté de donner sans compter à notre petit bonhomme.



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